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Le 4e Colloque Atlantique sur l’immigration francophone de la Société Nationale de l’Acadie est un succès
Moncton (N.-B.), 29 octobre 2018 -La Société Nationale de l’Acadie (SNA) par l'entremise de son Comité Atlantique sur l'Immigration Francophone (CAIF) a organisé son Colloque Atlantique sur l’immigration francophone, à Moncton (N.-B.) les mercredi et jeudi 24 et 25 octobre 2018. D’envergure régionale, il a regroupé les intervenants en immigration et gouvernements provinciaux des quatre provinces atlantiques, plusieurs ministères fédéraux ainsi que quelques intervenants internationaux. Plus d’une centaine de participants représentant une cinquantaine d’organismes y ont pris part sur les deux jours.Organisé en collaboration avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), cet événement a permis de faire un état des lieux et d’identifier des pistes d'actions communes en lien avec les enjeux et les défis en matière d'immigration francophone dans les quatre provinces de l’Atlantique. Une mise en commun des bonnes pratiques a notamment eu lieu afin de créer une cohésion régionale et d'accroître l'efficacité des services pour les nouvelles et les nouveaux arrivant.e.s.Madame Ségolène Royal, ancienne Ministre de l'environnement, de l'énergie et des affaires maritimes de la République Française, Présidente de la COP 21, Ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique et envoyée spéciale pour la mise en oeuvre de l’Alliance solaire internationale et présidente de l’organisation non gouvernementale (ONG) « Désir d'avenir pour la planète », consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique, a prononcé un discours d’ouverture marquant sur les changements climatiques et les migrations des populations que ceux-ci entraînent et entraîneront. À noter également, l’excellente présentation de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés sur son rôle ainsi que celle de la mairesse de la ville de Moncton qui a parlé de la place des municipalités dans les enjeux d’avenir tel que l’immigration.Citations« La promotion de l'immigration francophone est une priorité pour le gouvernement du Canada. Nous nous sommes engagés à accroître la proportion d'immigrants économiques francophones dans les communautés francophones en situation minoritaire hors Québec. »- L’honorable Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté« En plus de préserver la vitalité des communautés francophone et acadienne partout au Canada, les immigrants d’expression française qui s’établissent chez nous aident à combler les pénuries dans le marché du travail et permettent aux entreprises d’être plus productives, de croître et de contribuer à l’économie régionale. Le gouvernement du Canada reconnaît l’importance des acteurs communautaires comme la Société Nationale de l’Acadie dans le recrutement et l’intégration des immigrants francophones et nous sommes fiers d’appuyer le Colloque Atlantique sur l’Immigration Francophone. »- L’honorable Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et ministre responsable de l’APECALe Comité Atlantique sur l'Immigration Francophone (CAIF) a un rôle de concertation des organismes membres provenant des quatre provinces atlantiques, de représentation auprès de diverses instances gouvernementales et de promotion sur la scène internationale.La Société Nationale de l'Acadie (SNA) est une fédération à but non lucratif qui regroupe les quatre associations francophones porte-parole des provinces de l'Atlantique, ainsi que les quatre associations jeunesse. La SNA compte également des membres affiliés en Atlantique, au Québec, en France et aux États-Unis. Son mandat est de représenter le peuple acadien sur les scènes atlantique, nationale et internationale. -30-

Galerie de photos



Monument - Cap Saint-Georges - Terre-Neuve-et-Labrador

Les Acadiens à Terre-Neuve

L’établissement de postes de pêche français à Terre-Neuve mène à la fondation d’une colonie à Plaisance en 1662. En 1713, la France cède Terre-Neuve à la Grande-Bretagne qui lui reconnaît des droits de pêche sur une partie des Monument_resizedcôtes de l’île. Plus tard, des pêcheurs français s’y établissent ainsi que deux jeunes hommes des îles Saint-Pierre et Miquelon : Jean Camus, d’une famille originaire de Louisbourg, et l’Acadien François Benoit. Ils font souche sur la côte française de Terre-Neuve, dans la région de la baie Saint-Georges.

Au début du 19e siècle, plusieurs familles acadiennes du Cap-Breton s’établissent à Terre-Neuve. À la fin des années 1840, d’autres Acadiens du Cap-Breton immigrent à Terre-Neuve, certains passant par les îles de la Madeleine. Ils s’installent principalement à la baie Saint-Georges dans la communauté de Sandy Point.

Entre 1850 et 1868, deux tiers des naissances enregistrées à la baie Saint-Georges sont de paternité acadienne. Au début du 20e siècle, certaines de ces familles acadiennes déménagent sur la presqu’île de Port-au-Port. Elles s’installent dans des communautés où vivent déjà des descendants d’Acadiens et de pêcheurs français. Ainsi l'Acadie s’est enracinée petit à petit à Terre-Neuve-et-Labrador.

 

 

The Acadians in Newfoundland


The development of French fishing stations in Newfoundland led to the founding of Placentia in 1662. When France ceded Newfoundland to Great Britain in 1713, it retained its fishing rights on part of the coast of the island. French fishermen eventually settled there, along with two young men from St. Pierre et Miquelon: Jean Camus, whose family Photo_officielle_resizedwas from Louisbourg, and François Benoit, an Acadian. They founded families on the French coast of Newfoundland, in the St. Georges Bay region.

In the early 1800s, several Acadian families from Cape Breton moved to Newfoundland. Around the late 1840s, they were joined by other Acadians from Cape Breton, some of whom came via the Magdalen Islands. They settled mainly on Sandy Point in St. Georges Bay.

Between 1850 and 1868, two thirds of the births recorded at St. Georges Bay were of Acadian descent. Some of these Acadian families moved to the Port au Port Peninsula around the beginning of the 20th century. They settled in communities where descendants of French fishermen and Acadians were already established. And thus Acadia gradually took root in Newfoundland and Labrador.

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Monument - Cap Saint-Georges - Terre-Neuve-et-Labrador

Les Acadiens à Terre-Neuve

L’établissement de postes de pêche français à Terre-Neuve mène à la fondation d’une colonie à Plaisance en 1662. En 1713, la France cède Terre-Neuve à la Grande-Bretagne qui lui reconnaît des droits de pêche sur une partie des Monument_resizedcôtes de l’île. Plus tard, des pêcheurs français s’y établissent ainsi que deux jeunes hommes des îles Saint-Pierre et Miquelon : Jean Camus, d’une famille originaire de Louisbourg, et l’Acadien François Benoit. Ils font souche sur la côte française de Terre-Neuve, dans la région de la baie Saint-Georges.

Au début du 19e siècle, plusieurs familles acadiennes du Cap-Breton s’établissent à Terre-Neuve. À la fin des années 1840, d’autres Acadiens du Cap-Breton immigrent à Terre-Neuve, certains passant par les îles de la Madeleine. Ils s’installent principalement à la baie Saint-Georges dans la communauté de Sandy Point.

Entre 1850 et 1868, deux tiers des naissances enregistrées à la baie Saint-Georges sont de paternité acadienne. Au début du 20e siècle, certaines de ces familles acadiennes déménagent sur la presqu’île de Port-au-Port. Elles s’installent dans des communautés où vivent déjà des descendants d’Acadiens et de pêcheurs français. Ainsi l'Acadie s’est enracinée petit à petit à Terre-Neuve-et-Labrador.

 

 

The Acadians in Newfoundland


The development of French fishing stations in Newfoundland led to the founding of Placentia in 1662. When France ceded Newfoundland to Great Britain in 1713, it retained its fishing rights on part of the coast of the island. French fishermen eventually settled there, along with two young men from St. Pierre et Miquelon: Jean Camus, whose family Photo_officielle_resizedwas from Louisbourg, and François Benoit, an Acadian. They founded families on the French coast of Newfoundland, in the St. Georges Bay region.

In the early 1800s, several Acadian families from Cape Breton moved to Newfoundland. Around the late 1840s, they were joined by other Acadians from Cape Breton, some of whom came via the Magdalen Islands. They settled mainly on Sandy Point in St. Georges Bay.

Between 1850 and 1868, two thirds of the births recorded at St. Georges Bay were of Acadian descent. Some of these Acadian families moved to the Port au Port Peninsula around the beginning of the 20th century. They settled in communities where descendants of French fishermen and Acadians were already established. And thus Acadia gradually took root in Newfoundland and Labrador.