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La Société Nationale de l’Acadie est fière de souligner Acadian Day.
Célébrée en Louisiane ce 24 novembre, cette journée nous invite à commémorer l’histoire de l’Acadie louisianaise. Entre l’exil du Grand Dérangement et l’aube nouvelle du dernier demi-siècle, elle comprend l'enracinement dans un monde inconnu et les épreuves incommensurables d’un environnement hostile à la pérennité de la langue, de la culture et de l’identité acadiennes. Le récit inspirant de l’Acadiana et l’effervescence de la culture cajun ont de quoi inspirer nos millions de compatriotes pour qui la résilience est un trait fondamental de l’héritage commun.Acadian Day compte parmi une quinzaine de jours fériés observés annuellement par l’État de Louisiane et représente, à ce titre, une reconnaissance officielle inégalée dans toute la diaspora. Selon la proclamation 138 JBE 2017 du gouvernement louisianais, que nous traduisons de l’anglais au français, Acadian Day commémore:...l’arrivée en Louisiane du peuple acadien de la colonie française d’Acadie après que celle-ci fut cédée à l’Angleterre en 1713, et reconnaît le fait qu’une part importante des développements initiaux de la Louisiane sur les plans économique et politique sont directement attribuables à l’oeuvre du peuple acadien, par l’entremise de sa culture des terres, de son emploi des ressources naturelles et de son intérêt déployé dans les domaines de l’autodétermination politique et de la démocratie américaine.Outre la contribution acadienne à l’évolution de la société louisianaise, il faut apprécier les progrès accomplis au cours des dernières décennies pour y revitaliser la culture et le fait français. Le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), créé en 1968, demeure à l’avant-plan de ce renouveau, qui s’observe notamment par la désignation d’une région acadienne de 22 paroisses, l’adoption du drapeau de l’Acadiana en 1974, l’élaboration de programmes d’immersion et universitaires francophones ainsi qu’un élan remarquable de production culturelle et scientifique.Malgré les adversités héritées d’une histoire éprouvante, on constate aujourd’hui en Louisiane un déploiement sans précédent de l’identité acadienne, de la langue française et de la culture cajun. Le futur est donc prometteur. 2018 marquera le cinquantième anniversaire du CODOFIL. Puis, en août 2019, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, le Congrès mondial acadien réunira l’Acadie louisianaise avec l’ensemble de la diaspora pour une sixième fois depuis 1994.À l’occasion d’Acadian Day, la SNA encourage vivement la société civile acadienne à promouvoir l’Acadie louisianaise, son épanouissement ainsi que sa riche contribution au patrimoine culturel de l’Acadie, de la francophonie et de l’Amérique du Nord.Louise ImbeaultPrésidenteSociété nationale de l’Acadie

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Commémoration internationale du Grand Dérangement

LE GRAND DÉRANGEMENT

Avec l’octroi d’une charte d’Henri IV, roi de France, Pierre Dugua, sieur de Mons, entreprend l’établissement de l’Acadie en 1604. En moins de 150 ans, cette colonie, avec ses 15 000 habitants d’alors, était devenue florissante, d’abord sous le régime français et, depuis 1713, sous domination anglaise. En 1755, les autorités britanniques, percevant l’essor du peuple acadien comme une menace à leur plan de colonisation, procèdent à une expulsion systématique de la population acadienne.

C’est le début du Grand Dérangement qui verra le peuple acadien déraciné, dispersé et condamné à errer plus d’un demi-siècle. Plusieurs milliers sont déportés à bord de navires qui les transportent aux colonies anglo-américaines, en Angleterre et en France. D’autres échappent à la tourmente en se réfugiant en forêt ou en fuyant vers les régions lointaines. Le tiers de la population périt en mer ou, dépourvu de tous moyens, succombe aux maladies et à la famine. Certaines familles s’implanteront au pays d’exil; d’autres, errant de par les continents, feront souche ailleurs – au Québec surtout et en Louisiane. La plupart ne reverront plus jamais leur patrie bien-aimée. À la fin des années 1760, l’Acadie comptait moins de 2 000 rescapés.

Ce sont ces irréductibles qui reconstruiront la communauté éclatée en jetant les bases d’une nouvelle Acadie. Aujourd’hui, les Acadiens forment un peuple unique, fier et dynamique dont les rameaux s’étendent de par le monde.


THE GREAT UPHEAVAL

With a charter from King Henri IV of France in hand, Pierre Dugua, sieur de Monts, began the settlement of Acadie in 1604. In less than 150 years, it became a flourishing  colony, 15,000 strong, first under the French regime and then, after 1713, under English control. In 1755, the British authorities, seeing the growth of the Acadians as a threat to their colonization plans, carried out a systematic expulsion of the Acadian people.

It was the beginning of the great upheaval, in which the Acadians were uprooted, scattered and condemned to wander for over a half-century. Several thousand Acadians were deported on ships that carried them to the Anglo-American colonies, to England and to France. Others escaped the turmoil by taking refuge in the woods or fleeing to remote areas. A third of the population perished at sea or, destitute, succumbed to illness and famine.

Some families found a home in the land of exile; others wandered across the continent and sank new roots elsewhere, mainly in Quebec and Louisiana. Most never saw their beloved homeland again. By the end of the 1760s, there were fewer than 2,000 survivors in Acadie. With courage and determination, they rebuilt the community, laying the foundations for a new Acadie.  Today, Acadians are unique, proud and dynamic people, whose branches extend around the world.


Commémoration internationale du Grand Dérangement

Le projet de commémoration internationale du Grand Dérangement a pour but de souligner, de façon tangible et permanente, l'Odyssée du peuple acadien au Canada, sur le continent nord-américain ainsi qu'ailleurs dans le monde. Le projet s'inscrit dans les démarches de commémoration entourant le 250e anniversaire du Grand Dérangement des Acadiens qui ont eu lieu en 2005. 

Il englobe la période du Grand Dérangement, de 1755 jusqu'au début du 19e siècle, son déroulement catégorisé en quatre étapes: l'embarquement (en Acadie), le débarquement (aux États-Unis et en Europe), le transit/les migrations (en Acadie, en Europe, aux États Unis et aux Antilles) et la recolonisation de l'Acadie (au Canada Atlantique, en Louisiane, au Québec et en France). Ce projet, qui a vu le jour grâce au travail acharné de la Commission de l’Odyssée acadienne depuis 1999, vise à accomplir trois objectifs: la commémoration du Grand Dérangement, la sensibilisation à l'histoire et à la culture acadienne ainsi que la promotion de l'Acadie contemporaine. 

Pour réaliser ces objectifs, le projet de commémoration internationale du Grand Dérangement propose de concevoir et de dévoiler une série de monuments commémoratifs dès 2005 au Canada atlantique, au Québec, aux Etats-Unis, en France, en Angleterre et aux Antilles (voir document officiel ci-joint). L’année 2005 marquait le 250e anniversaire du début du Grand Dérangement. Les Acadiens ont depuis, considéré cet événement comme une composante importante de leur identité culturelle qui a façonné leurs mœurs et leurs traditions. Le peuple acadien souhaite commémorer le Grand Dérangement collectivement tout en partageant ce moment marquant de leur histoire avec toutes les communautés du Canada. Depuis 250 ans, les Acadiens contribuent au développement de nombreuses communautés du Canada. 

Il va sans dire que le Grand Dérangement fut un événement tragique qui a fait des Acadiens un peuple persévérant et vivant, qui apporte un dynamisme et une diversité à la société canadienne.  Le projet de commémoration internationale du Grand Dérangement permet au peuple acadien de s’affirmer et de se faire valoir comme modèle d’une collectivité qui a fait preuve de persévérance. Depuis l’année 2005, dix monuments ont été érigés dont quatre au Nouveau-Brunswick, un en Nouvelle-Écosse, un à l'Île-du-Prince-Édouard, un à Terre-Neuve-et-Labrador, un au Québec, un en Louisiane et un à Miquelon (France). Chaque monument comprend un texte général en français et en anglais qui porte sur le Grand Dérangement ainsi qu’un texte spécifique (français et anglais également) au site qui héberge un monument.


Voici la liste des sites ainsi que la date du dévoilement de ce monument commémoratif :

DIEPPE (Nouveau-Brunswick) le 28 juillet 2005 
HALIFAX (Nouvelle-Écosse) le 28 juillet 2005
SAINT-BASILE (Nouveau-Brunswick) le 28 juillet 2006 
MIRAMICHI (Nouveau-Brunswick) le 13 août 2006
CARAQUET (Nouveau-Brunswick) le 28 juillet 2007 
MIQUELON (St-Pierre et Miquelon - France) le 23 octobre 2007
PORT LAJOYE (Île-du-Prince-Édouard) - le 13 décembre 2008 
CAP SAINT-GEORGES (Terre-Neuve-et-Labrador) - le 31 octobre 2010 
BÉCANCOUR (Québec) - 14 août 2011 
HOUMA (Louisiane) - 11 octobre 2011


Document (s): 

Document_officiel_de_la_commission_de_l'odyssée_acadienne 1.60 Mb  ENGLISH VERSION - Document_officiel_de la commission de l'odyssée acadienne 3.24 Mb
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250e anniversaire

Commémoration internationale du Grand Dérangement

LE GRAND DÉRANGEMENT

Avec l’octroi d’une charte d’Henri IV, roi de France, Pierre Dugua, sieur de Mons, entreprend l’établissement de l’Acadie en 1604. En moins de 150 ans, cette colonie, avec ses 15 000 habitants d’alors, était devenue florissante, d’abord sous le régime français et, depuis 1713, sous domination anglaise. En 1755, les autorités britanniques, percevant l’essor du peuple acadien comme une menace à leur plan de colonisation, procèdent à une expulsion systématique de la population acadienne.

C’est le début du Grand Dérangement qui verra le peuple acadien déraciné, dispersé et condamné à errer plus d’un demi-siècle. Plusieurs milliers sont déportés à bord de navires qui les transportent aux colonies anglo-américaines, en Angleterre et en France. D’autres échappent à la tourmente en se réfugiant en forêt ou en fuyant vers les régions lointaines. Le tiers de la population périt en mer ou, dépourvu de tous moyens, succombe aux maladies et à la famine. Certaines familles s’implanteront au pays d’exil; d’autres, errant de par les continents, feront souche ailleurs – au Québec surtout et en Louisiane. La plupart ne reverront plus jamais leur patrie bien-aimée. À la fin des années 1760, l’Acadie comptait moins de 2 000 rescapés.

Ce sont ces irréductibles qui reconstruiront la communauté éclatée en jetant les bases d’une nouvelle Acadie. Aujourd’hui, les Acadiens forment un peuple unique, fier et dynamique dont les rameaux s’étendent de par le monde.


THE GREAT UPHEAVAL

With a charter from King Henri IV of France in hand, Pierre Dugua, sieur de Monts, began the settlement of Acadie in 1604. In less than 150 years, it became a flourishing  colony, 15,000 strong, first under the French regime and then, after 1713, under English control. In 1755, the British authorities, seeing the growth of the Acadians as a threat to their colonization plans, carried out a systematic expulsion of the Acadian people.

It was the beginning of the great upheaval, in which the Acadians were uprooted, scattered and condemned to wander for over a half-century. Several thousand Acadians were deported on ships that carried them to the Anglo-American colonies, to England and to France. Others escaped the turmoil by taking refuge in the woods or fleeing to remote areas. A third of the population perished at sea or, destitute, succumbed to illness and famine.

Some families found a home in the land of exile; others wandered across the continent and sank new roots elsewhere, mainly in Quebec and Louisiana. Most never saw their beloved homeland again. By the end of the 1760s, there were fewer than 2,000 survivors in Acadie. With courage and determination, they rebuilt the community, laying the foundations for a new Acadie.  Today, Acadians are unique, proud and dynamic people, whose branches extend around the world.


Commémoration internationale du Grand Dérangement

Le projet de commémoration internationale du Grand Dérangement a pour but de souligner, de façon tangible et permanente, l'Odyssée du peuple acadien au Canada, sur le continent nord-américain ainsi qu'ailleurs dans le monde. Le projet s'inscrit dans les démarches de commémoration entourant le 250e anniversaire du Grand Dérangement des Acadiens qui ont eu lieu en 2005. 

Il englobe la période du Grand Dérangement, de 1755 jusqu'au début du 19e siècle, son déroulement catégorisé en quatre étapes: l'embarquement (en Acadie), le débarquement (aux États-Unis et en Europe), le transit/les migrations (en Acadie, en Europe, aux États Unis et aux Antilles) et la recolonisation de l'Acadie (au Canada Atlantique, en Louisiane, au Québec et en France). Ce projet, qui a vu le jour grâce au travail acharné de la Commission de l’Odyssée acadienne depuis 1999, vise à accomplir trois objectifs: la commémoration du Grand Dérangement, la sensibilisation à l'histoire et à la culture acadienne ainsi que la promotion de l'Acadie contemporaine. 

Pour réaliser ces objectifs, le projet de commémoration internationale du Grand Dérangement propose de concevoir et de dévoiler une série de monuments commémoratifs dès 2005 au Canada atlantique, au Québec, aux Etats-Unis, en France, en Angleterre et aux Antilles (voir document officiel ci-joint). L’année 2005 marquait le 250e anniversaire du début du Grand Dérangement. Les Acadiens ont depuis, considéré cet événement comme une composante importante de leur identité culturelle qui a façonné leurs mœurs et leurs traditions. Le peuple acadien souhaite commémorer le Grand Dérangement collectivement tout en partageant ce moment marquant de leur histoire avec toutes les communautés du Canada. Depuis 250 ans, les Acadiens contribuent au développement de nombreuses communautés du Canada. 

Il va sans dire que le Grand Dérangement fut un événement tragique qui a fait des Acadiens un peuple persévérant et vivant, qui apporte un dynamisme et une diversité à la société canadienne.  Le projet de commémoration internationale du Grand Dérangement permet au peuple acadien de s’affirmer et de se faire valoir comme modèle d’une collectivité qui a fait preuve de persévérance. Depuis l’année 2005, dix monuments ont été érigés dont quatre au Nouveau-Brunswick, un en Nouvelle-Écosse, un à l'Île-du-Prince-Édouard, un à Terre-Neuve-et-Labrador, un au Québec, un en Louisiane et un à Miquelon (France). Chaque monument comprend un texte général en français et en anglais qui porte sur le Grand Dérangement ainsi qu’un texte spécifique (français et anglais également) au site qui héberge un monument.


Voici la liste des sites ainsi que la date du dévoilement de ce monument commémoratif :

DIEPPE (Nouveau-Brunswick) le 28 juillet 2005 
HALIFAX (Nouvelle-Écosse) le 28 juillet 2005
SAINT-BASILE (Nouveau-Brunswick) le 28 juillet 2006 
MIRAMICHI (Nouveau-Brunswick) le 13 août 2006
CARAQUET (Nouveau-Brunswick) le 28 juillet 2007 
MIQUELON (St-Pierre et Miquelon - France) le 23 octobre 2007
PORT LAJOYE (Île-du-Prince-Édouard) - le 13 décembre 2008 
CAP SAINT-GEORGES (Terre-Neuve-et-Labrador) - le 31 octobre 2010 
BÉCANCOUR (Québec) - 14 août 2011 
HOUMA (Louisiane) - 11 octobre 2011


Document (s): 

Document_officiel_de_la_commission_de_l'odyssée_acadienne 1.60 Mb  ENGLISH VERSION - Document_officiel_de la commission de l'odyssée acadienne 3.24 Mb