LE CAMP D’ESPÉRANCE

Entre 1756 et 1758, quelques milliers d’Acadiens et Acadiennes se réfugient dans la région de Miramichi, principalement à la pointe Wilsons. Propice à la chasse et à la pêche, ce lieu redonne espoir aux familles acadiennes qui le nomment Camp d’Espérance.

En réalité, il a été un véritable enfer pour ces personnes qui fuyaient la Déportation et leur pays soumis à la destruction. En les installant à Miramichi, sous la protection d’une garnison commandée par l’officier canadien Charles Deschamps de Boishébert, l’administration de la Nouvelle-France pensait offrir aux réfugiés un endroit stratégique plus facile à défendre et à approvisionner. Cependant, certains administrateurs corrompus détournent les fonds devant servir à l’achat de vivres pour ces réfugiés.

Abandonnés à eux-mêmes, frappés par la famine et par une épidémie de petite vérole, les réfugiés acadiens du Camp d’Espérance mourront par centaines à l’hiver de 1756–1757. Ce sera l’une des pires pages de l’histoire du Grand Dérangement. Par la suite, les survivants de la Miramichi s’établiront dans les Provinces maritimes, au Québec et en Louisiane.

Source : texte inscrit sur le Monument.