Textes sur les monuments

  • Dieppe, Nouveau-Brunswick (Canada)
    Dieppe, Nouveau-Brunswick (Canada)

    LA RÉSISTANCE SUR LA PETCOUDIAC

    Dévoilement le 28 juillet 2005

    Lorsque débute la Déportation, en août 1755, une importante population acadienne vit dans la région des Trois-Rivières (Chipoudie, Memramkouke et Petcoudiac). Le caractère indépendant de ces habitants motive les autorités britanniques à les déporter en premier et rapidement, une démarche qui se butera à une opposition farouche.

    Dès septembre 1755, des résistants armés infligent un dur revers à des soldats britanniques venus brûler les villages acadiens de la Petcoudiac. Retranchés dans le haut de la rivière sous le commandement des frères Broussard (Beausoleil), ils mèneront une guérilla impitoyable contre l’agresseur jusqu’en 1758. Cet été là, ils essuient un premier échec, à la bataille du Cran (ruisseau Stoney). À l’automne, on assiste à la fin de la résistance sur la Petcoudiac quand s’achève la destruction des villages acadiens.

    Pourchassés, décimés par la maladie et emprisonnés par la suite, plusieurs de ces résistants auront tout de même réussi à éviter la Déportation et permis à l’Acadie de survivre. Certaines familles acadiennes partent vers la Louisiane de leur propre chef, tandis que le sol natal retient ceux et celles qui construiront la nouvelle Acadie.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Halifax, Nouvelle-Écosse (Canada)
    Halifax, Nouvelle-Écosse (Canada)

    ÎLE GEORGES – HALIFAX

    Dévoilement le 28 juillet 2005

    C’est à Halifax le 28 juillet 1755 que le Conseil de la Nouvelle-Écosse prend la décision d’expulser la population acadienne de la colonie. Au cours de la décennie suivante, l’île Georges (petite île dans le havre) sert de prison pour des centaines d’Acadiens à la fois. Les représentants de la population acadienne ayant plaidé la cause des leurs devant le Conseil en juillet 1755 en sont les premiers prisonniers.

    Le lieutenant-gouverneur Lawrence décrit l’île comme « le lieu le plus sûr » et il n’est pas rare que des partisans acadiens ayant pris part à la résistance s’y retrouvent. Les installations de l’île sont inadéquates et les conditions de détention terribles. Lors de la dernière tentative de déportation massive en 1762, plus de 600 prisonniers sont transportés à Boston. Le Massachusetts refuse de les accepter et les navires doivent remettre le cap sur Halifax.

    La politique de la Déportation prend fin en 1764 et le gouvernement fait en sorte que le peuple acadien revenant s’établir en Nouvelle-Écosse soit éparpillé sur le territoire. En Nouvelle-Écosse, la nouvelle Acadie se retrouve, bien vivante, dans des communautés comme Clare, Argyle, Chéticamp, Isle-Madame, Pomquet.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Saint-Basile, Nouveau-Brunswick (Canada)
    Saint-Basile, Nouveau-Brunswick (Canada)

    MADAWASKA

    Dévoilement le 28 juillet 2006

    La fondation d’une colonie acadienne au Madawaska remonte à juillet 1785 avec l’arrivée des premières familles provenant du bas de la rivière Saint-Jean.

    En 1755, les établissements acadiens du Saint-Jean deviennent des lieux de refuge et de transit pour les familles fuyant la Déportation. En 1758 et 1759, les Britanniques attaquent et brûlent ces villages, forçant leurs habitants à se réfugier le long du fleuve Saint- Laurent. Au cours des années 1760, plusieurs familles reviennent à ces anciens établissements, mais l’arrivée des Loyalistes, au milieu des années 1780, provoque l’exode de la population acadienne du bas Saint-Jean. Certaines familles vont s’établir le long de la côte est du Nouveau-Brunswick, alors que les autres remontent vers le Madawaska qui avait été témoin de leur passage lors de la Déportation.

    Saint-Basile tire ainsi ses racines des événements de 1755. Ses colons estimaient à juste titre que seul l’éloignement pouvait apporter la paix propice au développement de leur pays. Cette nouvelle colonie, enrichie ensuite par l’arrivée de familles canadiennes, développera un caractère unique et formera une des régions les plus dynamiques de l’Acadie contemporaine.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Miramichi, Nouveau-Brunswick (Canada)
    Miramichi, Nouveau-Brunswick (Canada)

    LE CAMP D’ESPÉRANCE

    Dévoilement le 13 août 2006

    Entre 1756 et 1758, quelques milliers d’Acadiens et Acadiennes se réfugient dans la région de Miramichi, principalement à la pointe Wilsons. Propice à la chasse et à la pêche, ce lieu redonne espoir aux familles acadiennes qui le nomment Camp d’Espérance. En réalité, il a été un véritable enfer pour ces personnes qui fuyaient la Déportation et leur pays soumis à la destruction. En les installant à Miramichi, sous la protection d’une garnison commandée par l’officier canadien Charles Deschamps de Boishébert, l’administration de la Nouvelle-France pensait offrir aux réfugiés un endroit stratégique plus facile à défendre et à approvisionner. Cependant, certains administrateurs corrompus détournent les fonds devant servir à l’achat de vivres pour ces réfugiés.

    Abandonnés à eux-mêmes, frappés par la famine et par une épidémie de petite vérole, les réfugiés acadiens du Camp d’Espérance mourront par centaines à l’hiver de 1756–1757. Ce sera l’une des pires pages de l’histoire du Grand Dérangement. Par la suite, les survivants de la Miramichi s’établiront dans les Provinces maritimes, au Québec et en Louisiane.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Caraquet, Nouveau-Brunswick (Canada)
    Caraquet, Nouveau-Brunswick (Canada)

    LE CAMP D’ESPÉRANCE

    Dévoilement le 28 juillet 2007

    Entre 1756 et 1758, quelques milliers d’Acadiens et Acadiennes se réfugient dans la région de Miramichi, principalement à la pointe Wilsons. Propice à la chasse et à la pêche, ce lieu redonne espoir aux familles acadiennes qui le nomment Camp d’Espérance.

    En réalité, il a été un véritable enfer pour ces personnes qui fuyaient la Déportation et leur pays soumis à la destruction. En les installant à Miramichi, sous la protection d’une garnison commandée par l’officier canadien Charles Deschamps de Boishébert, l’administration de la Nouvelle-France pensait offrir aux réfugiés un endroit stratégique plus facile à défendre et à approvisionner. Cependant, certains administrateurs corrompus détournent les fonds devant servir à l’achat de vivres pour ces réfugiés.

    Abandonnés à eux-mêmes, frappés par la famine et par une épidémie de petite vérole, les réfugiés acadiens du Camp d’Espérance mourront par centaines à l’hiver de 1756–1757. Ce sera l’une des pires pages de l’histoire du Grand Dérangement. Par la suite, les survivants de la Miramichi s’établiront dans les Provinces maritimes, au Québec et en Louisiane.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Miquelon, Saint-Pierre et Miquelon (France)
    Miquelon, Saint-Pierre et Miquelon (France)

    LES ACADIENS À MIQUELON

    Dévoilement le 23 octobre 2007

    Le traité de Paris en 1763 consacre la perte du Canada par la France. Saint-Pierre et Miquelon, désormais seul territoire français sur le continent, devient terre d’accueil et de transit pour des centaines d’Acadiens.

    Dès octobre 1763, plusieurs familles déportées, emprisonnées ou réfugiées, venant de Boston, fort Cumberland (fort Beauséjour), Halifax, l’Île-Saint-Jean, l’Île-Royale et la Ristigouche, viennent s’établir à Miquelon. Cette arrivée massive d’Acadiens inquiète les autorités françaises, qui tentent d’abord de les faire passer en Guyane. En 1767, on ordonne de les déporter en France. Certains évitent ce sort en regagnant l’Acadie. Plusieurs des autres amenés en France reviennent à Miquelon dès 1768.

    En 1778 et en 1794, ces malheureux sont à nouveau déportés vers la France, cette fois par les Britanniques qui ont capturé l’archipel. Lors de cette même période, d’importantes migrations se font aussi vers l’Acadie, les Îles-de-la-Madeleine, d’autres régions du Québec et de la Louisiane. Ce n’est qu’en 1816 que le retour final des Acadiens et leurs descendants exilés en France se fait vers Miquelon, marquant la fin du Grand Dérangement. L’identité acadienne est depuis bien vivante à Miquelon.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Port-la-Joye, Île-du-Prince-Édouard (Canada)
    Port-la-Joye, Île-du-Prince-Édouard (Canada)

    ÎLE SAINT-JEAN

    Dévoilement le 13 décembre 2008

    La colonie de l’île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) est fondée en 1720 par des colons venus de France et d’Acadie. Cependant, elle se peuple principalement par les réfugiés acadiens de la Nouvelle-Écosse à partir de 1749. L’île devient aussi un refuge pour des centaines d’Acadiens fuyant la Déportation de 1755.

    Suite à la chute de Louisbourg, en 1758, l’île Saint-Jean tombe aux mains des Britanniques qui procèdent à la déportation de quelque 3000 habitants vers la France. Au cours de la traversée et dans les mois suivants leur arrivée, les deux tiers meurent par noyade ou de maladie. Parmi les survivants, plusieurs s’installent en France, d’autres reviennent sur les côtes du golfe du Saint-Laurent, certains se rendent dans les Antilles, mais le plus grand nombre s’établit en Louisiane en 1785.

    Environ 1100 insulaires ont évité la déportation en 1758. La plupart se réfugient sur la terre ferme. Avec le temps, ils prennent racine au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, en Gaspésie, aux îles de la Madeleine et à Miquelon. Certains se rendent même en Louisiane. Un petit nombre, par contre, revient à l’île. Leurs descendants forment la communauté acadienne d’aujourd’hui.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Cap-Saint-Georges, Terre-Neuve-et-Labrador (Canada)
    Cap-Saint-Georges, Terre-Neuve-et-Labrador (Canada)

    LES ACADIENS À TERRE-NEUVE

    Dévoilement le 31 octobre 2010

    L’établissement de postes de pêche français à Terre- Neuve mène à la fondation d’une colonie à Plaisance en 1662. En 1713, la France cède Terre-Neuve à la Grande- Bretagne qui lui reconnaît des droits de pêche sur une partie des côtes de l’île. Plus tard, des pêcheurs français s’y établissent ainsi que deux jeunes hommes des îles Saint-Pierre et Miquelon : Jean Camus, d’une famille originaire de Louisbourg, et l’Acadien François Benoit. Ils font souche sur la côte française de Terre-Neuve, dans la région de la baie Saint-Georges.

    Au début du 19e siècle, plusieurs familles acadiennes du Cap-Breton s’établissent à Terre-Neuve. À la fin des années 1840, d’autres Acadiens du Cap-Breton immigrent à Terre- Neuve, certains passant par les îles de la Madeleine. Ils s’installent principalement à la baie Saint-Georges dans la communauté de Sandy Point.

    Entre 1850 et 1868, deux tiers des naissances enregistrées à la baie Saint-Georges sont de paternité acadienne. Au début du 20e siècle, certaines de ces familles acadiennes déménagent sur la presqu’île de Port-au-Port. Elles s’installent dans des communautés où vivent déjà des descendants d’Acadiens et de pêcheurs français. Ainsi l’Acadie s’est enracinée petit à petit à Terre-Neuve-et- Labrador.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Saint-Grégoire-de-Bécancour, Québec (Canada)
    Saint-Grégoire-de-Bécancour, Québec (Canada)

    SAINT-GRÉGOIRE DE BÉCANCOUR

    Dévoilement le 14 août 2011

    Après la Déportation, les Acadiens, en trois vagues successives, arrivent et s’établissent dans les seigneuries voisines de Bécancour, Godefroy et Roquetaillade. Ils proviennent de Beaubassin, de Sainte- Anne-des-Pays-Bas et des colonies anglo-américaines.

    Entre 1755 et 1758, des centaines d’Acadiens se réfugient au Québec. Dès 1758, certains d’entre eux s’installent sur le territoire de la seigneurie de Bécancour, au sud du lac Saint-Paul. Un deuxième groupe arrive dans la seigneurie Godefroy. D’autres familles acadiennes, déportées le long du littoral américain, rejoignent bientôt amis et familles et développent la seigneurie de Roquetaillade.

    Dès 1787, ces trois groupes d’Acadiens réclament un territoire bien à eux qu’ils désignent déjà Sainte- Marguerite ou Godefroy. Lors de l’érection canonique de 1802, le clergé le nomme Saint-Grégoire-le-Grand. En 1965, cette paroisse devient une partie intégrante de la Ville de Bécancour. Les descendants de ces réfugiés acadiens forment une des plus importantes communautés acadiennes au Québec.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Houma, Louisiane (États-Unis)
    Houma, Louisiane (États-Unis)

    UNE NOUVELLE ACADIE

    Dévoilement le 11 octobre 2011

    Plus de 2500 Acadiens s’établirent dans la colonie espagnole de la Louisiane entre 1764 et 1788. Bien que ces Acadiens aient été victimes de la Déportation, aucun d’entre eux n’y fut déporté. Les Acadiens arrivèrent en Louisiane de divers endroits. Le premier groupe, composé de quatre familles déportées en Géorgie en 1755, arriva à la Nouvelle-Orléans en 1764. D’autres groupes arrivèrent de Halifax (Nouvelle-Écosse) en passant par les Antilles, le premier mené par Joseph Broussard dit Beausoleil. Ils avaient été rejoints dans les Antilles par des déportés venant des colonies américaines.

    Entre 1766 et 1770, plus de 600 Acadiens quittèrent le Maryland pour la Louisiane. Le plus grand contingent quitta la France à bord de sept navires en 1785. Ces Acadiens avaient été déportés soit en France en 1758 de l’Île-Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) ou de l’Île-Royale (île du Cap-Breton), soit en Virginie en 1755 et puis en Angleterre pour aboutir en France en 1763.

    Mécontents des conditions en France, plus de 1600 exilés partirent de Nantes, de Saint-Malo et de la Rochelle pour la Louisiane. La plupart des Acadiens reçurent des terres le long des Bayous Têche, Lafourche et Terrebonne. La Louisiane est devenue la Nouvelle Acadie pour un nombre important d’exilés acadiens.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • La Petite-Rochelle, Campbellton, Nouveau-Brunswick (Canada)
    La Petite-Rochelle, Campbellton, Nouveau-Brunswick (Canada)

    LA PETITE-ROCHELLE, SYMBOLE DE LA RÉSISTANCE ACADIENNE

    Dévoilement le 15 août 2012

    La Petite-Rochelle remonte à 1758. Elle est située à proximité de l’embouchure de la rivière Ristigouche. Lieu de refuge d’Acadiens fuyant les déportations, elle accueille aussi des corsaires. Tenant ferme contre le dénuement et la disette, La Petite-Rochelle comptera près de 900 âmes et quelques 200 habitations.

    Au mois de mai 1760, des navires de la Marine française, pourchassés par la Marine britannique, mouillent dans le bassin de la rivière Ristigouche. Lors de la bataille de la Ristigouche (juin-juillet 1760), à laquelle participent des miliciens acadiens et des guerriers mi’gmaq, la flottille française est détruite. La Petite-Rochelle est rasée le 2 juillet 1760. À l’automne 1761, nombre de ses habitants sont conduits en captivité au fort Cumberland et à Halifax.

    Parmi les réfugiés de La Petite-Rochelle, plusieurs fondent de nombreux établissements autour de la baie des Chaleurs. D’autres s’installent ailleurs dans la région atlantique et même en France et en Louisiane. Plus tard, des descendants des Acadiens de La Petite-Rochelle s’établissent sur les deux rives de la rivière Ristigouche. Héritiers du courage des aïeux, ils prendront part à la renaissance acadienne.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Saint-Jacques-de-Montcalm, Québec (Canada)
    Saint-Jacques-de-Montcalm, Québec (Canada)

    LANAUDIÈRE, UNE NOUVELLE ACADIE

    Dévoilement le 11 août 2013

    Dans les années 1760 et 1770, la région de Lanaudière accueille de nombreuses familles acadiennes déracinées pendant le Grand Dérangement. Originaires de Port-Royal, Grand-Pré, Rivière-aux-Canards, directement de l’Acadie, alors que les autres sont revenues d’exil du Massachussetts, du Connecticut ou de France ou elles avaient été déportées en 1755 ou 1758.

    Originaires de Grand-Pré, François LeBlanc, son épouse Élisabeth Dugas et leurs enfants sont déportés à Oxford au Massachusetts en 1755. Après 11 ans d’exil, c’est la première famille acadienne dont la résidence est officiellement confirmée à Saint-Jacques.

    À l’arrivée des familles acadiennes, la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice s’empresse de les établir le long des rivières Assomption et Achigan. En 1767, le père Jacques DeGeay fait arpenter des terres le long des ruisseaux Saint-Georges et Vacher et les distribue aux vaillants Acadiens.

    En 1774, l’Acadien Jean-Baptiste Bro est le premier curé de la nouvelle paroisse Saint-Jacques-de-la-Nouvelle- Acadie. DeGeay et Bro ont été les grands rassembleurs des Acadiens dans la région. Les descendants des familles acadiennes y habitent toujours. La mémoire des ancêtres et la fierté de leurs traditions demeurent très vivantes.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Baie-Sainte-Marie, Université Sainte-Anne, Nouvelle-Écosse (Canada)
    Baie-Sainte-Marie, Université Sainte-Anne, Nouvelle-Écosse (Canada)

    LES ACADIENS DE CLARE

    Dévoilement le 19 septembre 2015

    À l’écoute des requêtes des Acadiens, c’est en juillet 1768 que le lieutenant gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Michael Francklin, ordonna l’arpentage d’une grande partie du littoral de la Baie Sainte-Marie qu’il nomma le canton de Clare. Les 62 concessions créées étaient destinées spécifiquement aux familles acadiennes dont plusieurs vivaient aux alentours des forts à Annapolis Royal, Windsor et Halifax.

    Ayant échappé à la déportation de 1755, ces familles furent pourchassées par les soldats britanniques. Certaines d’entre elles se réfugièrent au camp l’Espérance sur la rivière Miramichi et au camp de la rivière Ristigouche. Éventuellement elles furent capturées et emprisonnées.

    La première famille s’établit dans Clare à l’hiver 1768. Petit à petit d’autres familles s’établiront sur leurs concessions. Elles furent rejointes par quelques Acadiens du Massachussetts où ils avaient été déportés. Des liens de parenté étroits unissaient toutes ces familles fondatrices.

    Clare devient le foyer de population acadienne le plus grand et le plus homogène de la Nouvelle-Écosse. Depuis 1836 les Acadiens de Clare jouissent d’une présence presque ininterrompue à l’Assemblée législative de la province.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • L’Acadie de St-Jean-sur-Richelieu, Québec (Canada)
    L’Acadie de St-Jean-sur-Richelieu, Québec (Canada)

    L’ACADIE

    Dévoilement le 11 septembre 2016

    En août 1768, l’arrivée d’Acadiens spoliés de leur terre vient accroitre considérablement le nombre d’habitants dans la future paroisse de Sainte-Margueritede- Blairfindie. L’endroit, qui a connu ses premiers défrichements vers 1750, était appelé Petite-Rivière-de- Montréal, vocable du cours d’eau qui le traverse, soit l’actuelle rivière L’Acadie.

    Exilés de Memramcook, Port-Royal, Grand-Pré, et Rivièreaux- Canards, l’errance les mènera d’abord en Nouvelle- Angleterre, puis jusqu’au territoire qu’ils rebaptiseront La Cadie, puis la Nouvelle-Acadie, ensuite la Petite-Cadie et finalement L’Acadie, en mémoire de celle qui leur a été ravie en 1755.

    En 1801, les Acadiens en amont de la Petite-Rivière érigent leur église, véritable monument à la pérennité du peuple acadien, qui se dresse encore aujourd’hui sur la presqu’isle offerte par l’Acadien Jacques Hébert, neveu du couple qui a inspiré les héros du roman Jacques et Marie, souvenir d’un peuple dispersé, de Napoléon Bourassa.

    Saluons le courage et l’opiniâtreté de ces Babin, Béliveau, Boudreau, Bourg, Brault, Brun, Bourgeois, Cire, Comeau, Clouâtre, Daigle, Doucet, Dugas, Dupuis, Forest Gaudet, Gaudreau, Girouard, Granger, Hébert, Lafaille, Landry, Lanoue, LeBlanc, Lord, Melançon, Michel, Poirier, Richard, Thibault, Thibodeau, Trahan et de tous les autres qui ont fait souche à L’Acadie et dont les descendants prendront les armes durant la guerre de 1812 et les soulèvements patriotes. Célébrons la survivance et la persévérance de ce peuple en ces lieux.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Pubnico-ouest, Nouvelle-Écosse (Canada)
    Pubnico-ouest, Nouvelle-Écosse (Canada)

    L’ACADIE DE CAP-SABLE

    Dévoilement le 28 juillet 2017

    L’ancienne région de Cap-Sable s’étendait de Cheggogin jusqu’au Passage (Barrington Passage). Dès 1583, un marchand français fait des échanges avec des Mi’ kmaq. Vers 1620, Charles Saint-Étienne de Latour y érige un poste de traite permanent. En 1653, Philippe Mius d’Entremont fonde à Pobomcoup (Pubnico) un établissement stable voué surtout à la pêche.

    La région de Cap-Sable a connu trois déportations. En 1756, les Acadiens du Passage sont déportés à Boston. En 1758, neuf familles de Cheggogin sont transportées à Halifax, et déportées à Le Havre en France. Les habitants de Chebogue, Abuptic, Pobomcoup et Tousquet avaient échappé aux soldats britanniques mais, en 1759, 152 d’entre eux furent capturés et transportés à Halifax, puis déportées à Cherbourg, en France.

    En 1767, des familles acadiennes reviennent dans la région, mais leurs terres sont déjà habitées par des colons britanniques. Néanmoins elles s’établissent de chaque côté du havre de Pubnico, à Wedgeport, à Buttes Amirault et à Sainte-Anne du Ruisseau. D’autres familles arrivent par la suite après une odyssée d’une vingtaine d’années. La pêche, la construction navale, le cabotage et la navigation au long cours deviendront leurs principales activités économiques. Honneur et reconnaissance à nos ancêtres !

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Carleton-sur-mer, Québec (Canada)
    Carleton-sur-mer, Québec (Canada)

    PRENDRE RACINE

    Dévoilement le 16 septembre 2018

    La Baie-des-Chaleurs fait partie du territoire traditionnel des Mi’gmaq, connus comme étant le « peuple de la mer ». À Tlagatigatj (Tracadièche), un lieu de campement traditionnel, ils profitent des eaux poissonneuses de la baie et célèbrent des rituels sur la montagne.

    En 1767, avec le soutien des Mi’gmaq, des familles acadiennes, menées par Charles Dugas, s’installent à Tracadièche, un territoire s’étendant de Cap-Noir à la pointe de Miguasha. Ces familles fondatrices sont les Alain, Boudreau, Comeau, Dugas et LeBlanc.

    Ayant fui la Déportation de 1755 et celle de l’île Saint- Jean de 1758, ces familles ont transité par les camps de réfugiés de Miramichi, de Nipisiguit et de la Petite Rochelle dans l’estuaire de la Ristigouche. Établies d’abord à Bonaventure, elles ont demandé aux autorités britanniques l’autorisation de se fixer à Tracadièche.

    Au fil des ans, d’autres familles s’implantent à Tracadièche, dont certaines qui avaient été déportées en Angleterre et en France. Au recensement de 1777, la communauté compte 183 hommes, femmes et enfants. Ils tirent leur subsistance de la mer, de la terre et de la forêt, un mode de vie perpétué par leurs descendants.

    Même si le lieu est devenu Carleton en 1787, Tracadièche demeure bien vivant au sein de la mémoire collective.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Petit-de-Grat, Nouvelle-Écosse (Canada)
    Petit-de-Grat, Nouvelle-Écosse (Canada)


    Dévoilement le 27 septembre 2022

    PLUS DE 300 ANS DE PRÉSENCE ACADIENNE À L’ISLE MADAME

    Après la cession de l’Acadie à la Grande-Bretagne en 1713, les autorités françaises à Louisbourg invitent la population acadienne à déménager dans la colonie de l’Île Royale. Soixante-sept familles acadiennes, soit 300 personnes, quittent la région de Port-Royal pour s’établir surtout à Port-Toulouse (St. Peter’s). Ces familles apportent leurs connaissances en agriculture, en navigation et en construction. Plusieurs Acadiens et Acadiennes travaillent à Louisbourg. Les recensements entre 1717 et 1752 mentionnent des noms comme Boucher, Boudrot, Bourg, Coste, Dugas, Fougère, Landry, Langlois, Marchand, Petitpas, Samson et Vigneau.

    Lors de la déportation de 1758, de nombreuses familles sont déportées en France. D’autres s’enfuient et, au retour de la paix, s’installent de nouveau à D’Escousse et à Petit-de-Grat sur l’Isle Madame et ailleurs sur la côte sud du Cap-Breton où elles s’adonnent à la pêche.

    Par la suite, d’autres familles acadiennes arrivent d’Halifax, de Boston et de Miquelon et s’établissent à Arichat et à Arichat-Ouest. La pêche, la construction navale, le cabotage et la navigation internationale dominent l’économie.

    Aujourd’hui, Petit-de-Grat est toujours un centre de pêche important et le principal foyer de la langue française dans la région.

  • Loreauville, Louisiane (États-Unis)
    Loreauville, Louisiane (États-Unis)


    Dévoilement le 27 avril 2023

    FAUSSE POINTE DU BAYOU TECHE

    Environ 200 Acadiens démunis, anciens prisonniers des Britanniques à Halifax, en Nouvelle-Écosse, sont arrivés à La Nouvelle-Orléans en février 1765. On leur offrit des terres fertiles dans le district des Attakapas, situé dans ce qui est aujourd’hui le centre-sud de la Louisiane. Ces exilés atteignirent le bayou Teche en mai afin de s’établir dans une région bientôt appelée Nouvelle-Acadie.

    Au moins 39 de ces Acadiens moururent peu après d’une épidémie, et certaines familles se déplacèrent par la suite vers des terres le long du fleuve Mississippi. Toutefois, la plupart restèrent dans le coude du Teche appelé Fausse Pointe, situé autour de l’actuelle ville de Loreauville.

    Les familles de Fausse Pointe cultivèrent la terre, élevèrent du bétail et virent leur nombre croître. Certaines se déplacèrent plus au nord le long du Teche en 1770-1771 pour établir un autre village à l’endroit qui est aujourd’hui Parks. À partir de ces deux communautés, les familles commencèrent à s’étendre en 1776 vers le haut et le bas Teche, ainsi que vers les bayous Tortue, Vermilion et Carencro. De là, de nouvelles générations d’Acadiens allaient peupler les vastes prairies du sud-ouest de la Louisiane.

    Les Acadiens de Fausse Pointe ont laissé une empreinte durable sur la culture et l’histoire locales. Leurs descendants vivent aujourd’hui non seulement dans la région des bayous du sud de la Louisiane, mais aussi tout le long de la côte centrale du golfe du Mexique.

    Source : texte inscrit sur le Monument.

  • Port-Royal/Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse (Canada)
    Port-Royal/Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse (Canada)


    Dévoilement le 28 juillet 2024

    PORT-ROYAL LE BERCEAU DE L’ACADIE

    Fondé en Mi’kma’ki, terre natale des Mi’kmaq, en 1605, Port-Royal est le premier établissement permanent européen au Canada d’aujourd’hui. Il est aussi le berceau de l’Acadie d’où sont parties les familles fondatrices vers les principaux établissements acadiens éventuels tels que Beaubassin, Rivière-aux-Canards, Grand-Pré, Piggiguit et Cobequid.

    En 1755, Port-Royal (renommé Annapolis Royal en 1710) compte plus de 2 300 Acadiens et Acadiennes établis avec le soutien des Mi’kmaq dans une trentaine de hameaux des deux côtés du bassin et de la rivière du Dauphin (maintenant Annapolis). Ils créent des terres fertiles en asséchant puis dessalant les marais avec un système de digues et d’aboiteaux. Quelques villages portent des noms descriptifs comme Pré-Ronde, Loups-marins, Beaulieu et Belle-Isle. D’autres portent un patronyme comme Melanson ou un sobriquet comme La Rosette.

    Le 8 décembre 1755, 1 664 personnes sont déportées de Port-Royal par bateaux dans les colonies anglo-américaines. Un groupe de déportés réussit à saisir leur bateau (le Pembroke) et à le conduire à la rivière Saint-Jean. Par les liens naturels soutenus entre Acadiens et Mi’kmaq, des centaines d’autres Acadiens de Port-Royal échappent aussi à la déportation et restent en Acadie. Plusieurs s’établiront dans la région de Memramcook et à la Baie Sainte-Marie après 1763.

    Aucun des habitants déportés ou chassés de la région de Port-Royal n’y reviendra de façon permanente. La majorité de ces exilés s’établiront au Québec. D’autres reviendront en Acadie pour s’établir à la Baie Sainte-Marie et à Sainte-Anne-du-Ruisseau alors que d’autres encore s’établiront en Louisiane.

    Honneur et reconnaissance aux familles pionnières en Acadie !

    Source : texte inscrit sur le Monument.

Pour rejoindre un membre de l’équipe de la Société Nationale de l’Acadie; veuillez communiquer avec nous au :
Pour toute demande média:

Poste(s) disponible(s)

Pour rejoindre un membre de l’équipe de la Société Nationale de l’Acadie; veuillez communiquer avec nous au :

Pour toute demande média: