Ententes bilatérales

Ententes de coopération

Le peuple acadien est une nation ouverte sur le monde. Forte de cette attitude, la Société Nationale de l’Acadie entretient des relations avec plusieurs peuples, pays et organismes à l’échelle interprovinciale, nationale et internationale.

Entente France-Acadie

L’Acadie et la France partagent des liens privilégiés. Ce rapport historique a été officialisé à Paris, le 8 mars 2007, lors de la signature de l’Entente France-Acadie.

C’est d’ailleurs avec la France que la Société Nationale de l’Acadie (SNA) a fait ses premiers pas sur la scène internationale.

À l’initiative du président de la SNA, le Général de Gaulle acceptait, au mois de janvier 1968, de recevoir une délégation acadienne à Paris. La délégation acadienne était représentée à l’époque par le Dr Léon Richard, alors président de la SNA, le recteur de l’Université de Moncton, Adélard Savoie, le président de la Compagnie Mutuelle l’Assomption et vice-président de l’Évangéline, Gilbert Finn, et le vice-président de l’Association acadienne de l’éducation, Euclide Daigle. Un important programme de coopération était alors signé. Bourses, coopérants, dons de livres et une aide financière au journal l’Évangéline évaluée à plus de 400 000 $, ainsi que la création d’un Service culturel au Consulat général de France à Moncton furent accordés à l’Acadie.

C’est par l’entremise de cette entente que le fonds de coopération France-Acadie vu le jour, visant à la préservation et la promotion de la langue française et de la culture francophone en Acadie, ainsi qu’au renforcement des échanges entre la France et l’Acadie.

Cet accord témoigne de la maturité du peuple acadien et de ses institutions et se veut l’instrument d’une relation renouvelée entre les deux nations.

Le programme de coopération France-Acadie est encore aujourd’hui le plus important programme d’échanges géré par la Société Nationale de l’Acadie. Renouvelé tous les deux ans, il permet annuellement à une dizaine de boursiers, boursières et stagiaires acadiens de faire des études en France.

Du côté acadien, le programme est géré par le Consulat général de France à Moncton, plus particulièrement par le biais du Service culturel, avec la collaboration de la SNA.

Commission permanente de concertation Acadie-Québec

L’Acadie et le Québec jouissent d’une complicité de par la langue qu’ils partagent, mais aussi de leurs racines communes.

Cette collaboration a été officialisée pour la première fois le 20 septembre 2001 (renouvelée en 2008 et à nouveau en 2018), lorsque la Société Nationale de l’Acadie et le Gouvernement du Québec ont signé une entente visant à favoriser une meilleure connaissance mutuelle, à promouvoir une concertation plus étroite entre les sociétés civiles de l’Acadie et du Québec et à permettre aux Acadiens et Acadiennes et aux Québécois et Québécoises de collaborer à l’épanouissement de la langue et de la culture françaises.

Les objectifs de cette entente sont de :

  • Préserver et promouvoir l’usage du français en Acadie et au Québec;
  • Favoriser une meilleure connaissance mutuelle des besoins et des aspirations entre, d’une part, les Acadiennes et les Acadiens et, d’autre part, les Québécoises et les Québécois;
  • Promouvoir une concertation et une collaboration plus étroites, ainsi qu’augmenter les échanges entre la Société Nationale de l’Acadie et le gouvernement du Québec;
  • Déterminer et réaliser conjointement diverses démarches visant à améliorer la coopération entre, d’une part, les Acadiennes et les Acadiens et, d’autre part, les Québécoises et les Québécois;
  • Cerner les intérêts que l’Acadie et le Québec ont en commun dans l’action.

Consultez la plus récente entente entre le Gouvernement du Québec et la Société Nationale de l’Acadie (2025) : 

Les membres de la Commission

La Commission permanente de concertation Acadie-Québec est composée de dix membres. La coprésidence est assurée par le chef de poste du Bureau du Québec dans les Provinces atlantiques et par la présidence de la Société Nationale de l’Acadie. La SNA est responsable de la nomination des membres acadiens de la Commission alors que le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes nomme, de concert avec le BQPA, les représentants québécois.

Pour l’Acadie :

Pour le Québec :

Le secrétariat de la Commission est assumé par la direction générale de la Société Nationale de l’Acadie et l’attachée au développement, responsable des communications et de la francophonie du Bureau du Québec dans les Provinces atlantiques.

Le Prix Acadie-Québec

Le Prix Acadie-Québec reconnaît l’apport remarquable de personnes ou d’organismes de l’Acadie des provinces atlantiques et du Québec au développement et à la consolidation des relations Acadie-Québec. Il a été créé en 2006 par la Commission permanente de concertation Acadie-Québec.

Rencontre avec le ministre Jean-Marc Fournier en octobre 2017, à Québec

Fonds Acadie-Québec

Découlant de l’entente Acadie-Québec, le Fonds Acadie-Québec, vise à soutenir les projets ayant pour but de contribuer au renforcement des échanges entre les deux peuples.

De nombreuses activités ont été réalisées au fil des ans grâce à ce financement.

Consultez la liste des projets financés de 2018-2019 et de 2019-2020

Quelques activités mises en vedette

Paré pour était l’événement par et pour les jeunes du Congrès mondial acadien 2019. Il a été conçu pour des jeunes qui étaient «Parés», ou prêts (d’où le jeu de mots de son titre)!

Organisé par des jeunes représentants des quatre provinces de l’Atlantique, et précédemment appelé le Grand rassemblement jeunesse, Paré pour a proposé un nouveau format d’événement jeunesse où les participants et participantes ont choisi quels ateliers ils et elles ont voulu suivre. Ces jeunes ont profité également des grands spectacles et événements du CMA 2019 pour apprendre à mieux connaître leurs nouveaux amis francophones et francophiles de partout sur la planète, renforçant du même coup les liens entre l’Acadie et le Québec! La programmation était variée, festive et à la fois culturelle, intellectuelle et intergénérationnelle.

L’improvisation, c’est l’art de l’instant!

De multiples ateliers d’improvisation théâtrale ont été donnés par le Théâtre Biscornu (Québec) à 121 élèves de la 5e à la 12e année, dans six écoles francophones réparties sur le territoire de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu’aux membres de la communauté francophone de la province.
Ces rencontres et ateliers avec des professionnels de l’improvisation du Québec ont permis un approfondissement des connaissances pour les équipes d’improvisation de Terre-Neuve-et-Labrador, mais ont également ouvert la possibilité de participer à des rencontres d’improvisation au Québec, renforçant les liens qui unissent l’Acadie et le Québec.

La Communauté Wallonie-Bruxelles et l’Acadie

En 2002, la Société Nationale de l’Acadie et la Communauté Wallonie-Bruxelles ont signé un accord de collaboration en vue de la création d’un programme de coopération.

La Communauté Wallonie-Bruxelles souhaitait le développement d’une Acadie moderne, ouverte sur le monde, en favorisant davantage la croissance des échanges entre les deux groupes. La Société Nationale de l’Acadie souhaitait contribuer au développement de la Communauté Wallonie-Bruxelles et pour l’accueil réservé par les Acadiens aux membres de la Communauté.

Les deux parties ont convenu d’un programme d’échanges privilégiant la jeunesse, l’éducation et la formation ainsi que le développement culturel.

Ce programme d’échanges se traduira par des bourses de stage et d’études, par la venue en Acadie et dans la Communauté Wallonie-Bruxelles d’experts issus des milieux artistiques, universitaires, et de la jeunesse ainsi que par l’échange de productions discographiques et de livres.

Les cousins cajuns de la Louisiane

Le récit inspirant de l’Acadiana et l’effervescence de la culture des Cajuns ont de quoi inspirer quiconque tient la résilience comme un trait fondamental de tout grand peuple.

Les Acadiens et Acadiennes de l’Atlantique et les Cajuns de la Louisiane partagent les mêmes ancêtres au sein du peuple acadien de la colonie française d’Acadie. Entre l’exil du Grand Dérangement et l’aube nouvelle, les Cajuns ont su s’enraciner dans un monde inconnu et hostile, surmontant les épreuves incommensurables d’un environnement foncièrement opposé à la pérennité de la langue, de la culture et de l’identité acadiennes.

La Société Nationale de l’Acadie en mission en Louisiane dans le cadre du Festival International de Louisiane

Outre la contribution acadienne à l’évolution de la société louisianaise, il faut apprécier les progrès accomplis au cours des dernières décennies pour freiner l’assimilation linguistique et revitaliser la culture et le fait français.

Le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), créé en 1968, demeure à l’avant-plan de ce renouveau, qui s’observe notamment par la désignation d’une région acadienne de 22 paroisses, l’adoption du drapeau de l’Acadiana en 1974, l’élaboration de programmes d’immersion et universitaires francophones ainsi qu’un élan remarquable de production culturelle et scientifique.

Un protocole d’entente entre les provinces maritimes du Canada et la Louisiane a été signé en 1994. Une entente formelle de coopération entre l’État de la Louisiane et la province du Nouveau-Brunswick a été signée à Grand-Sault, le 15 août 2014.

Consulter les ententes

La province de Hainaut

Les pistes d’échanges Acadie-Hainaut se sont amorcées suite à une rencontre initiale entre Émile Lansman, alors en mission en Acadie, et Denis LaPlante et se sont poursuivies par plusieurs contacts entre la Société nationale de l’Acadie (SNA) et la Province de Hainaut.

La SNA a effectué une première mission en 2002 durant laquelle trois de ses membres ont présenté le rôle de la Société nationale de l’Acadie ainsi que ses champs de compétences au niveau des échanges internationaux. Par la suite, une mission d’une délégation acadienne a eu lieu en juin 2003 en Hainaut. Un programme de rencontres leur a permis d’évoquer des collaborations possibles avec plusieurs intervenants hainuyers de terrain.

Trois chefs de secteur de la Direction générale des Affaires culturelles se sont ensuite rendus en Acadie : André Ceuterick (Festival du Film), Pierre-Olivier Rollin et Michel Tanner (Francofête). L’exposition de photographies « Regards croisés », pilotée par l’ASBL « Bigbrol » en Hainaut et l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick en Acadie, a été organisée et montrée simultanément dans les deux régions. Le Festival international du Film d’Amour a consacré une soirée à trois courts-métrages acadiens, et ce, en présence de l’Ambassadeur du Canada et des réalisateurs ou auteurs acadiens.

En août 2004, le Gouverneur de la Province, Monsieur Claude Durieux, et le Député permanent responsable de la Culture, le Docteur Pierre Dupont, ont participé aux festivités du 400e anniversaire. Diverses rencontres ont permis de constater une volonté des collectivités locales acadiennes à participer à des échanges avec le Hainaut.

En octobre 2004, Émile Lansman s’est rendu au tout premier Salon du livre de la Péninsule acadienne, ainsi qu’à la Convention acadienne 2004 organisée par la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick à Moncton.

En novembre 2004, cinq fonctionnaires de la Province, le Directeur général de l’Enseignement de la région de Charleroi et quatre représentants de la Direction générale des Affaires culturelles, ont approfondi les contacts devant mener à la signature en janvier 2005 à Mons d’un protocole d’accord couvrant une période de deux ans.

Organisation Internationale de la Francophonie

La Société Nationale de l’Acadie est accréditée du statut consultatif auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie.

En 2005, la Société Nationale de l’Acadie (SNA) a été retenue comme organisation internationale non-gouvernementale (OING) consultative de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

La SNA participe régulièrement aux Sommets de la Francophonie en tant que membre de la délégation d’accompagnement du gouvernement du Canada. Elle a notamment pu collaborer à la préparation du Sommet de Moncton en 1999. En devenant une OING consultative de l’OIF, la SNA a l’occasion de s’impliquer davantage au fait français mondial.

Si l’OIF est habituellement une affaire de gouvernement, cette accréditation démontre que l’organisation veut donner l’occasion à la société civile de pouvoir participer plus activement à la francophonie internationale. Le 7 juillet 2005, la SNA participait à sa première rencontre officielle des OING et organisations de la société civile (OSC) accréditées de l’OIF.

Quelques grands moments

Premières Nations de l’Atlantique

Des liens historiques unissent l’Acadie et les peuples des Premières Nations de l’Atlantique.

La Société Nationale de l’Acadie estime que son mandat de promouvoir les intérêts et le bien-être du peuple acadien passe intimement par l’entretien d’une collaboration durable, axée sur l’avenir, avec les peuples des Premières Nations.

Afin que foisonne l’esprit de paix et d’amitié entre les peuples des Premières Nations de l’Atlantique et le peuple acadien, la Société Nationale de l’Acadie a d’abord signé un pacte d’amitié avec le grand chef Mi’kmaq Grand Council, John Joe Sark, en 1993, puis une entente avec le chef régional de l’Assemblée des Première Nations, Roger J. Augustine, en 2010.

Documents

La complicité entre l’Acadie et Saint-Pierre-et-Miquelon

La coopération entre la Société Nationale de l’Acadie et Saint-Pierre-et-Miquelon remonte au début des années 1990. Celle-ci a été officialisée en 2001, par la signature d’une entente de coopération entre le Conseil Général de l’archipel et l’organisme représentant du peuple acadien, à l’invitation du président du Conseil général de l’archipel.

L’Association SPM-Acadie voit le jour. En janvier 2003, une deuxième commission mixte est tenue à Halifax et donne les grandes lignes des actions de coopération pour les années 2003 et 2004.

Quelques années plus tard, l’Association SPM-Acadie laissait sa place à l’association Miquelon Culture Patrimoine. Cette association très active au niveau des activités culturelles et patrimoniales est devenue membre associée de la Société Nationale de l’Acadie lors de son Assemblée générale annuelle 2008 qui avait lieu à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.

La SNA reconnaît l’importance d’inclure la culture et l’éducation dans les échanges entre l’Acadie et Saint-Pierre-et-Miquelon dans le but de contribuer au développement économique du Canada atlantique.

L’organisme porte-parole de l’Acadie accepte ainsi de co-présider dès l’automne 2008 le sous-comité de travail société/culture/éducation, qui vise entre autres à assurer la proposition et la présentation de projets concrets d’actions de coopération et l’exploration de nouvelles pistes de collaboration. Plusieurs projets ont ainsi vu le jour dont la participation d’une délégation de douze jeunes et deux accompagnateurs de Saint-Pierre-et-Miquelon au Grand rassemblement jeunesse dans le cadre du Congrès mondial acadien 2009, ainsi qu’une vitrine de l’archipel à ce dernier composé d’une artiste et de deux représentants de l’association Miquelon Culture Patrimoine.

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